L’exigence de l’Association des Sourds de La Réunion et le Collectif Sourds est le libre choix de leur interprète.
Allô, bonjour, Emmanuelle Boyer serait-elle disponible s’il vous plaît ?
Patientez, je vous passe son interprète.
Merci.
Oui bonjour, je suis René, l’interprète.
Je vous appelle suite à votre communiqué où vous indiquez : « nous constatons que notre situation ne s’améliore pas (…), nous sommes confrontés à une nouvelle situation discriminatoire mise en place par l’Association Nationale de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées (Agefiph) ». Alors, que se passe-t-il exactement ?
À La Réunion, deux organismes — Deafrun et l’Arpeda — offrent les services d’un interprète aux sourds.
Jusque-là, je vous suis.
Les sourds ont le droit de choisir leur interprète, donc leur organisme.
Je vous comprends toujours, continuez.
L’Agefiph veut nous imposer l’Arpeda car un contrat a été passé entre eux.
Le respect de leur droit
« La loi du 11 février 2005 prône l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées. Conformément à l’article D.245-9 — décret n°2005-1591 du 19 décembre 2005 —, nous avons le droit de choisir librement un interprète mis à disposition par un des organismes pour que nous puissions utiliser le dispositif de communication, ce qui permet d’assurer notre accessibilité de communication et d’information », précise-t-elle. Ce droit est semble-t-il bafoué. Aujourd’hui, deux jeunes apprentis handicapés ne peuvent choisir à leur guise leur interprète. Ce qui a pour effet de les décourager. Soi-disant, on plaide pour leur insertion ! C’est pourquoi, aujourd’hui, l’Association des Sourds de La Réunion et le Collectif Sourds manifesteront leur mécontentement au pied de la Préfecture, puis de l’Agefiph et à nouveau la Préfecture, et plus, si une solution n’est pas trouvée.
Jean-Fabrice Nativel
Source : http://www.temoignages.re/la-liberte-dans-le-choix-de-leur,36820.html